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Le ministère de l’Agriculture met en garde contre l'entérotoxémie

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime a publié, lundi 26 janvier 2026, un communiqué de sensibilisation à l’intention des éleveurs, à la suite des récentes précipitations enregistrées dans plusieurs régions du pays et de l’apparition d’un nouveau couvert végétal dans les zones de pâturage.

Selon le département, les herbacées actuellement disponibles se trouvent encore à un stade précoce de croissance et n’ont pas atteint leur maturité. Par ailleurs, la majorité des troupeaux de ruminants n’étaient pas, au cours de la période précédente, habitués à une alimentation basée sur des fourrages verts. Dans ce contexte, le ministère met en garde contre les risques liés à un changement brusque du régime alimentaire, susceptible d’entraîner l’apparition de l’entérotoxémie, également connue sous le nom de « Boumerira », une maladie pouvant provoquer des morts subites sans symptômes préalables.

Un risque lié au changement brutal de la ration

Le ministère souligne que la modification soudaine de l’alimentation constitue l’une des principales causes de cette pathologie. L’entérotoxémie est une maladie non contagieuse, qui ne se transmet ni entre les animaux ni à l’homme, et dont l’apparition est essentiellement liée à des déséquilibres nutritionnels.

Recommandations aux éleveurs

Afin de prévenir tout risque sanitaire et de protéger les cheptels, les autorités appellent les éleveurs à respecter plusieurs mesures préventives. Il est notamment recommandé de procéder progressivement à toute modification du régime alimentaire en veillant à l’équilibre des rations, de distribuer des fourrages grossiers (foin, paille, etc.) avant la mise au pâturage afin de limiter la consommation excessive d’herbe tendre, et de vacciner les ruminants contre l’entérotoxémie en coordination avec un vétérinaire, au moins un mois avant tout changement de l’alimentation.

Le ministère conseille également de contacter immédiatement un vétérinaire en cas d’apparition de signes anormaux tels que l’abattement, la fièvre ou la perte d’appétit, et met en garde contre l’usage anarchique d’antibiotiques sans prescription médicale.

En conclusion, le département rappelle que le respect de ces consignes constitue une mesure préventive essentielle pour préserver la santé des troupeaux et garantir la durabilité de la production animale en Tunisie.